Le chef de l’instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, Mohamed Rabhi, a confirmé aujourd’hui mardi que « le dossier de la viande importée avariée sera renvoyé à l’instance judiciaire pour adjudication, après qu’il s’est avéré que certaines quantités de cette viande (plus de 800 kg) sont impropres à la vente et à la consommation et qu’elles ne répondent pas aux spécifications sanitaires, étant donné qu’elles ne portent pas les sceaux de santé légaux. »
Rabhi a souligné que « la loi ne fait pas de distinction entre les secteurs public et privé, tous les fournisseurs de services sans exception doivent respecter les lois en vigueur, et la justice s’occupera de la question, » notant que « l’autorité est intervenue avec un mandat judiciaire. »
Il est à noter que le chef de la Chambre nationale des bouchers, Ahmed Amiri, avait déclaré hier, lundi, « qu’il y avait eu de graves irrégularités dans les expéditions de viande réfrigérée qui ont été récemment fournies », considérant qu’elle est « impropre à la vente et à la consommation et ne répond pas aux spécifications de santé. »
Amiri a confirmé que « les contrôles sur terrain des conteneurs, qui ont été effectués par l’instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires, ainsi que par les services vétérinaires et la police municipale, ont détecté une augmentation excessive du pourcentage de graisse et la présence de viande d’animal femelle, en plus de l’absence de sceaux sanitaires légaux, » notant que « les services concernés ont rejeté les quantités en question et pris la décision de les détruire. »
